jeudi 22 février 2018

Réaction de Simon Leys à l'assassinat d'Ilan Halimi

Alexandre Devecchio, journaliste pour Le Figaro:
Ils sont tous soudés par l'obsession morbide du tout, tout de suite », écrivait Morgan Sportès à propos du « gang des barbares » dans son livre consacré à l'affaire Ilan Halimi
Après la lecture de cette oeuvre, Simon Leys, qui fut l'un des premiers intellectuels à dénoncer la Révolution culturelle chinoise, «Existe-t-il encore une civilisation européenne?»  
Bendaoud est le visage de la désintégration de certaines banlieues. Le pantin déculturé de l'ère du vide."
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Lire également:
L'exode des juifs de banlieue qui "craignent désormais pour leur vie" (Alexandre Devecchio)

mercredi 21 février 2018

Alain Destexhe: "Modérés" ou "conservateurs", seule la rhétorique change dans la politique iranienne vis-à-vis de Jérusalem

Alain Destexhe, sénateur et député bruxellois:
Après des années de tensions, jamais Israël et l’Iran n’ont été si proches d’une confrontation directe. Le régime iranien constitue désormais la principale menace pour Israël, avec lequel il n’a pourtant pas de frontières, mais dont il a juré la destruction. Outre la perspective que les ayatollahs se dotent un jour de l’arme nucléaire, des missiles balistiques classiques peuvent peut-être déjà atteindre l’Etat hébreu. La quasi-victoire de Bachar el-Assad donne la possibilité à ses alliés du Hezbollah et aux milices chiites, sous tutelle iranienne, de se concentrer sur l’ennemi de toujours, le «serpent» israélien. Sur le versant syrien du Golan, une confrontation directe n’est pas exclue. Pour la première fois dans l’histoire tumultueuse d’Israël, un pays hostile a non seulement l’intention affichée de le détruire, mais est en train d’en acquérir la capacité.

Récemment, j’étais dans le nord d’Israël à la frontière libanaise. Sur place, la géographie permet de mieux comprendre les craintes de l’Etat juif. Sur la route qui longe en partie la frontière, on peut encore voir les fortins de la ligne Sykes Picot qui détermine toujours aujourd’hui la limite entre Israël et le Liban. Le contraste est grand entre les deux pays. Côté israélien, l’habitat est clairsemé, la région a été boisée et une agriculture intensive est pratiquée par endroits. Le côté libanais est beaucoup plus peuplé et dépourvu de végétation. Ce sont des maisons et de petits immeubles qui s’étendent à perte de vue, un peu partout, sans aucun plan d’aménagement. Nombre de ces édifices, dont certains sont tout proches de la zone de séparation, semblent inhabités ou en construction. Selon l’armée israélienne, beaucoup abriteraient des armes, des lance-roquettes et des missiles. Du petit kibboutz de Misgav Am situé en hauteur, on voit flotter en face au moins trois drapeaux du Hezbollah, le parti d’Allah. Des soldats observent à la jumelle et au téléobjectif le côté libanais. Un grand camp des Nations-unies, les «UN, United Nothing» comme les appelle notre guide, est aussi tout proche. Cette frontière est calme depuis 2006, mais tous nos interlocuteurs craignent un conflit cette année auquel ils se préparent. (...)

Les conflits impliquant Israël durent depuis tellement longtemps que l’Union européenne a tendance à penser que la sécurité du pays, qui bénéficie toujours d’une écrasante supériorité militaire, est garantie. Il n’en est rien. De Gaza et du Liban, le Hamas et le Hezbollah peuvent d’une heure à l’autre déclencher une pluie de missiles sur Israël, obligeant ce dernier à une forte riposte, des centaines de milliers de civils à se terrer dans des caves et déclenchant une grave crise internationale. Dans ces conditions, Israël ne peut tolérer que l’Iran, qui livre déjà des milliers de missiles au Hezbollah, construise une usine pour les fabriquer au Liban ou en Syrie, comme l’affirment les services de renseignements israéliens et, surtout, que l’ex-Perse soit capable d’ouvrir un troisième front à partir de la Syrie.

L’Europe doit cesser d’aborder l’Iran sous le seul prisme du maintien de l’accord nucléaire, que Trump menace d’ailleurs de ne plus respecter. (...)

«Modérés» ou «conservateurs», seule la rhétorique change dans la politique iranienne vis-à-vis de Jérusalem. Damas, Sanaa et Beyrouth sont déjà sous la coupe de Téhéran. L’expansionnisme perse est une réalité que le président Macron et l’Union européenne doivent reconnaître. Depuis quand un Etat qui appelle ouvertement à la disparition d’un autre et qui s’y prépare est-il traité comme un acteur normal des relations internationales? Depuis les printemps arabes et la création de l’Etat islamique, pas un pays n’a été épargné par des changements majeurs. Une nouvelle recomposition politique est en cours dans la région. Et l’Orient n’a jamais été aussi compliqué.
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mardi 20 février 2018

Gilles-William Goldnadel: Le Monde et "le recours au juif de l'extrême-gauche morale"

Gilles-William Goldnadel, avocat et essayiste:
"Mais c'est sans doute dans ses comparaisons oiseuses avec le nazisme que la gauche morale aura fait montre de sa bêtise la plus ignominieuse. La semaine, sur ce point, aura été fructueuse.

Zeev Sternhell, tout d'abord, dans le Monde des idées du 18 février. Pour lui, en Israël «pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts» compte tenu de l'attitude de l'État juif à l'égard tant des Palestiniens que des migrants illégaux africains. Il faut dire que l'homme et le journal sont coutumiers du fait. Avec les mêmes ingrédients: le recours au juif de l'extrême-gauche morale.

Il y a quelques années, Edgar Morin fut mobilisé pour écrire dans le Monde (du 4 juin 2002) que les Juifs prenaient plaisir à humilier les Palestiniens, et pour inventer un massacre imaginaire à Jénine dont il reconnut par la suite la fausseté. Celui-ci s'est depuis reconverti à l'écriture à quatre mains de livres harmonieux avec Tariq Ramadan.

Quant à Zeev Sternhell, c'est sa marque de fabrique obsessionnelle de voir le fascisme partout. Citons notamment Raymond Aron à propos de son livre Ni droite ni gauche. L'idéologie fasciste en France dans lequel Sternhell considérait que la quasi-totalité des idées du fascisme étaient nées dans notre pays: «Son livre est le plus totalement a-historique qui se puisse concevoir. L'auteur ne remet jamais les choses en contexte. Il donne du fascisme une définition tellement vague que l'on peut l'y rattacher à n'importe quoi» .

On pourrait évidemment rire de ces nouvelles fadaises islamo-gauchistes qu'on aurait pu croire remisées après les massacres de 2015 en France, mais je gagerais que les milieux antisionistes radicaux feront de cet article leur miel avant que d'en tirer plus tard, qui sait, un fiel criminel. 
Je laisse dans ce cas les hommes du Monde à leur conscience morale de gauche."
Lire l'article complet @ Figaro Vox

lundi 19 février 2018

Raphael Lemkin, dont la famille était accoutumée aux pogroms mais ne croyait pas qu’elle pouvait être anéantie


France Inter, La Marche de l'Histoire:
"L’histoire de Lemkin est d’abord celle d’un enfant élevé en yiddish, dont la famille était certes accoutumée aux pogroms mais qui ne parvenait pas à croire qu’elle pouvait être entièrement anéantie. Son travail est commandé par un changement permanent d’échelle : d’un côté, les interrogations sur son frère, sa belle-sœur, ses amis, et, de l’autre, l’interrogation du crime absolu. On ne peut saisir l’inédit sans le mettre en rapport avec la poche de réalité dont on est familier.

En accumulant et en traitant sa documentation sur le régime nazi, Lemkin cherchait sans doute un soulagement à son chagrin personnel. Mais son but, en inventant le mot nouveau de génocide, était de raisonner en termes de groupes -humains, nationaux, religieux, voire politiques. Et de les placer sous la protection d’un droit international renouvelé."
L'invitée de Jean Lebrun est Annette Becker, historienne, professeur des universités à Paris Ouest Nanterre La Défense.  Pour écouter l'émission, Raphael Lemkin, la définition et la punition du génocide, veuillez cliquer ICI.

Philippe Sands, avocat franco-britannique:
"Lemkin, a practical idealist, believed that proper criminal laws could actually prevent atrocity.  In his view, the minorities treaties were inadequate, so he imagined new rules to protect 'the life of the peoples': to prevent 'barbarity', the destruction of groups, and to prevent 'vandalism', attacks on culture and heritage."
East West Street: On the Origins of Genocide and Crimes Against Humanity, Weidenfeld & Nicolson, 2016, p. 157.

dimanche 18 février 2018

François d'Orcival: "Israël, seul point fixe dans la région, revient au centre du jeu, pour empêcher le pire"


François d'Orcival, éditorialiste et homme de presse :
La guerre va-t-elle succéder à la guerre ? La défaite militaire de l’État islamique n’est pas la paix ; elle allume de nouveaux foyers. La fuite des djihadistes signe le retour des puissances. À preuve, cet épisode qui vient de se dérouler dans le ciel israélien et pourrait être le prologue d’une nouvelle confrontation.

À l’aube du samedi 10 février, un drone iranien, copie d’un appareil américain, armé de ses caméras de renseignement, pénètre dans l’espace israélien par le Golan. Jusque-là ces appareils étaient interceptés avant d’avoir atteint la frontière ; cette fois, il passe. Localisé par les radars israéliens, il est vite détruit par un hélicoptère Apache. Pourquoi les Iraniens se livrent-ils à une telle provocation, un jour de shabbat, dans un pays champion de la fabrication des drones ? Est-ce pour des motifs de politique intérieure ou pour brouiller les cartes ? (...)

Ce qui est intéressant, c’est l’attitude des puissances. Les États-Unis soutiennent leur allié qui a défendu son espace aérien; les Russes ne le condamnent pas — il est vrai que Nétanyahou s’est beaucoup dépensé en visites et coups de téléphone auprès de Poutine. Tous implorent les Israéliens: surtout, de la retenue! Pas d’escalade! Que ferait l’Iran si… L’agressé est prié de s’en tenir là — et d’être responsable pour deux, pour lui-même et pour les autres! Si on le demande à Israël, c’est parce qu’il est gouverné par des gens raisonnables, ce qui n’est pas forcément le cas ailleurs. Or Israël s’est beaucoup renforcé, et pas seulement depuis l’élection de Trump: il a traité avec Chypre (pétrole en mer), noué une alliance de fait avec l’Arabie (contre l’Iran), et il rend service à l’Égypte du maréchal Sissi en rasant les positions djihadistes du nord du Sinaï… (...)

C’est que, dans le même temps, dans le nord de la Syrie, tout le monde se bat avec tout le monde : Russes, Syriens, Iraniens, Turcs, Américains, Kurdes, chiites, sunnites… (...)

Voilà pourquoi Israël, seul point fixe dans la région, revient au centre du jeu, pour empêcher le pire.

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vendredi 16 février 2018

Oxfam-Belgique et le poster sexy et coquin pour son huile "vierge" palestinienne

La récente divulgation de scandales sexuels (voire pédophiles) impliquant Oxfam (Oxfam avait été avertie du comportement de Roland van Hauwermeiren), il convient de rappeler qu'il s'agit d'une puissante ONG qui consacre une partie des fonds qui lui sont généreusement versés pour mener des campagnes de dénigrement d'Israël.

En 2005-2006, Oxfam-Belgique lançait une campagne de "conscientisation" au moyen de posters dont certains véhiculent de lourds sous-entendus sexuels.  Des personnalités connues se sont fait photographer dans différentes poses - mais ce ne sont que les femmes jeunes et jolies qui se dénudent. Les hommes ne sont ni jeunes, ni particulièrement beaux.  Bravo le féminisme chez Oxfam.

L'un des posters, très suggestif, met en scène une jeune (bien entendu) et jolie (bien entendu) nonette très aguichante si chère aux fantasmes de certains hommes.  La coquine porte du rouge à lèvres rouge vif et soulève la jupe de son habit religieux dévoilant des chaussures très sexy rouges.   La fringante bonne soeur vante les mérites de l'huile d'olive palestinienne "extra vierge" qu'Oxfam commercialise bien entendu dans ses magasin très éthiques. Que ne ferait-on pas pour la Palestine quand on est Oxfam-Belgique?  Et pour diaboliser Israël (voir: Les Juifs et le sang: thème cautionné par Oxfam-Belgique?) N'est-ce pas M. Stefaan Declercq, patron d'Oxfam-Belgique?  N'est-ce pas M. Pierre Galand, ex-patron d'Oxfam-Belgique?

D'autres "coquineries" d'Oxfam-Belgique "Erotica Express" et "Oxfam Fatale".
Pour en savoir plus, veuillez cliquer sur ce lien.

jeudi 15 février 2018

Une synagogue devient un café branché en Slovaquie

Contexte:
Le triste sort des anciennes synagogues en Europe devenues des piscines, magasins, commissariats de police

Source: Alliance Française
82% des Juifs résidant à Trnava, en Slovaquie, ont été assassinés dans l'Holocauste, annihilés avec leur héritage juif ancien remontant au 12ème siècle. Les synagogues de la ville ont également été démolies - ou converties à d'autres fins. Le voyageur israélien Meir Davidson a trouvé l'une de ces synagogues, reconvertie en café.

Au cours de ses voyages à Trnava - surnommée la "Rome de Slovaquie" en raison de la prolifération des églises - Davidson est tombé sur un café bondé qui tentait de se fondre dans l'espace architectural qu'il occupait sans l'éradiquer totalement.

"La rue principale avait une maquette de la ville contenant deux synagogues près de la basilique locale", a déclaré Davidson à Ynet. "Nous les avons cherchées et nous avons été choqués de trouver un café en activité, rempli de yuppies locaux."

La direction de la cafétéria, a-t-il ajouté, n'a fait aucun effort pour déguiser la désignation précédente de la structure comme lieu de culte et l'a même déclaré explicitement - le café s'appelle Synagóga Café et "l'histoire de la synagogue était imprimée au menu".

Le propriétaire du café était fier du fait que la structure - apparemment une synagogue appartenant à la dénomination Status Quo Ante et construite en 1897 - avait été classée monument historique parmi 18 autres édifices religieux. (...)

Davidson, qui a fait la visite vendredi dernier, a ajouté cyniquement: "Je dois dire que je n'ai pas apprécié l'accueil du shabbat dans une synagogue depuis longtemps. Des sentiments certainement mitigés, car la communauté locale ne s'est pas contentée de disparaître".

"C'est vraiment assez complexe, une génération entière qui connote le mot "synagogue" et les lettres et symboles hébraïques avec des expériences agréables est apparue aujourd’hui. La nourriture dans le café n'est pas casher, cependant, et les étagères sont surchargées de centaines de livres qui n'ont rien à voir avec le judaïsme."
Lire l'article complet @ Alliance Française