dimanche 20 mai 2018

Hervé Juvin: Trump et Israël ont raison de critiquer l'ONU


Hervé Juvin est un écrivain et essayiste français. Il est par ailleurs associé d'Eurogroup Consulting. Il vient de publier France, le moment politique. Manifeste écologique et anti-libéral:

"C'est bien d'en appeler au multilatéralisme, mais comment ne pas constater, avec Donald Trump ou Israël, les perversions d'un système onusien qui avait donné à un représentant de la Libye la présidence d'une commission sur les droits des femmes?"

Lire l'interview complète de Hervé Juvin par Eugénie Bastié (Le totalitarisme de l'individu est la plus grande menace qui pèse sur notre condition humaine) @ Le Figaro

A propos de l'ONU et sa condamnation systématique d'Israël et sa mansuétude envers les pays qui bafouent les droits de l'homme: Rituel annuel: 20 résolutions contre Israël, 3 pour le reste du monde et Hypocrysie à l'ONU: 5 résolutions contre Israël, seulement 2 contre la Syrie!

vendredi 18 mai 2018

Mort de Dieter Kunzelmann membre de l'extrême-gauche antisémite et terroriste allemande

Dieter Kunzelmann, antisémite et terroriste allemand, mort à Berlin le 14 mai 2018 à 79 ans, dans son lit, probablement "entouré de l'affection et de l'amour de ses proches", selon la formule consacrée... et apparemment avec la conscience tranquille et sans avoir regretté son passé violent.



David Koskas, Allemagne : l'extreme gauche pourrait être responsable d'actes antisémites @ Israël Infos
"Le parquet d'Allemagne envisage de rouvrir l'enquête autour de l'incendie terroriste du foyer israélite de Munich en 1970.

La police aurait découvert des "informations vitales" sur les coupables, révèle le magazine allemand Focus. Le 13 février 1970, 7 personnes âgées sont mortes dans l'incendie criminel du foyer israélite de Munich.

Les coupables n'ont jamais été retrouvés, malgré les moyens importants déployés par l'Allemagne: une équipe de 100 détectives a mené l'enquête et 100 000 deutschemarks ont été promis à quiconque donnerait une information conduisant à une arrestation.

Aujourd'hui, grâce aux progrès réalisés dans la recherche sur l'ADN, l'identité des coupables pourrait avoir été découverte après analyse approfondie du réservoir de carburant abandonné sur la scène du crime, indique le magazine.

Il ajoute qu'il existe des "preuves concrètes" que l'attaque a été menée non pas par des membres de l'extrême-droite ou par des Palestiniens comme on l'a crû à l'époque, mais par des activistes de l'extrême-gauche allemande.  
Pour accompagner cette information, Focus a interrogé un ancien membre de l'extrême-gauche, Aloise Aschenbrenner.  
"Ils étaient extrêmement radicaux. Ils ne parlaient que de l'ennemi israélien et voulaient constituer un véritable front contre lui", a-t-il expliqué.

Dieter Kunzelmann un célèbre activiste de l'extrême-gauche antisémite, pourrait être lié à l'incendie d'après le magazine.  Quelques mois avant le drame, à l'automne 1969, il se trouvait dans un camp d'entrainement palestinien en Jordanie, et quand il revint à Berlin en novembre, il fut impliqué dans un attentat raté contre un centre communautaire juif.
Martin Jander, Communiste, social révolutionnaire, antisémite? D’un usage détourné de la radicalité ouvrière par les mouvements terroristes d’extrême gauche allemands @ Quadern
"Suite à cet incident, des groupes se forment autour de Dieter Kunzelmann et de Fritz Teufel à Munich et à Berlin-Ouest. Ils se baptisent Tupamaros München (TM) et Tupamaros West-Berlin (TW) en référence aux guérilleros Tupamaros d’Uru­guay. Leurs premières actions sont des attentats et attaques dirigés contre des tribunaux, la police et des institutions et symboles américains. En octobre 1969, après cette première vague d’ac­tions, des membres du groupe autour de Dieter Kunzelmann se rendent dans un camp palestinien pour y recevoir un entraînement militaire.  
Le 9 novembre 1969 les Tupamaros West-Berlin (TW) tentent de faire exploser une bombe au centre communautaire juif de Berlin-Ouest. Si la bombe placée par Albert Fichter dans un distributeur de boissons avait explosé, elle aurait probablement fait 200 morts et blessés. Mais en raison d’un disfonctionnement technique, l’engin, heureusement, n’explose pas. Quelques mois plus tard, le 13 février 1970, un incendie d’origine criminelle ravage le centre de la communauté religieuse israélite de Munich. Sept survivants des camps y trouvent la mort. Ici encore, il semble acquis que des personnes issues du giron des Tupamaros München participent à l’action. Plus de 40 ans après l’attentat, le ministère public a rouvert l’instruction."
Sur son antisémitisme féroce, veuillez lire (en anglais), cet article de Dale Street intitulé 'Anti-Zionism’, Antisemitism, and the German New Left @ Workers' Liberty

Israël a commis des "actes odieux", selon Emmanuel Macron


Rappel: Le 4 avril 2017, dans le quartier de Belleville, à Paris, pendant que Mme Sarah Halimi, 65 ans, était séquestrée, torturée, défigurée, tuée et défénestrée par un seul homme, Kobili Traoré, un Français musulman qui était son voisin, 26 policiers se trouvaient sur les lieux et ne lui ont pas porté assistance. Les voisins de Mme Halimi ne lui ont pas porté secours non plus. Visiblement les Israéliens ont une conception différente de la manière dont il faut traiter ceux qui veulent s'attaquer à des citoyens israéliens, juifs et non-juifs.

Israel Valley:
Grand retour de l’esprit «Quai d’Orsay» sur la politique de la France en Israël? Emmanuel Macron a condamné jeudi les «actes odieux» commis par Israël contre des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza et s’est défendu de toute complaisance, trois jours après la soixantaine de morts palestiniens dans des violences imputées par l’Etat hébreu au Hamas.

En Israël, les grands leaders israéliens ont fait semblant d’être… sourds!

Selon boursier.com: «Sur ce point je suis très clair : la France a condamné ces actes odieux – et ces victimes civiles – qui ont été commis en particulier sur la journée de lundi et en réalité encore dans les dernières heures», a déclaré le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse à Sofia, à l’issue d’un sommet Union européenne-Balkans.
Lire l'article complet 

jeudi 17 mai 2018

Jean-Claude Milner: "En dehors des Européens, nul ne sait qui est le fort et qui est le faible au Proche-Orient"


Jean-Claude Milner, linguiste, philosophe et essayiste:
"En dehors des Européens, nul ne sait qui est le fort et qui est le faible au Proche-Orient.  [...] S'il [le Palestinien] est faible, pourquoi l'est-il, quand on songe à la richesse et au nombre de ceux qui s'en disent les soutiens et les frères? [...]  Mais l'Européen n'a cure des incertitudes d'analyse.  Il lui suffit de quelques images: la photo d'un enfant mort, des hommes et des femmes en pleurs, les séquences filmées de maisons détruites.

Si quelque jour, il devait se révéler qu'après tout, le nom juif était le plus faible, il sera toujours temps de changer de côté; il sera toujours temps de gémir sur la disparition sanglante d'Israël et sur la mise à mort sauvage des Juifs - car tout sera sanglant et sauvage, n'en doutons pas.  Les mouchoirs sont déjà prêts, juste à l'arrière d'un tiroir étiqueté "dénégation".  Il faudrait pourtant qu'un jour, cessent les fausses innocences.  Les images sont infiniment tragiques, plus profondément tragiques encore que ne le dit le Journal.  Mais l'Européen n'est pas libre de pleurer devant elles; c'est là un privilège réservé aux spectateurs.  Or, il n'en est pas un.

Il se plaint bien souvent de n'être pas un acteur. Et bien certainement, il n'est pas un protagoniste; la dureté des temps le réduit bien souvent à jouer les figurants, les costumiers, les éclairagistes ou les souffleurs.  On oublie toutefois qu'il est l'un des principaux auteurs de la pièce."
Les penchants criminels de l'Europe démocratique, Verdier, 2003, p.p. 78-79

Lire également d'autres citations de Jean-Claude Milner:
- "Le programme hitlérien concernait les ashkénazes, les séfarades étaient confiés au grand mufti de Jérusalem"
- "La question juive se rouvre à l’échelle de l’Europe entière"
- "Autrefois, l’Europe se sentait encore redevable aux juifs exterminés"
- Mitterrand dénonçait "l'influence puissante et nocive du lobby juif en France"
-
"Les Juifs n'intéressent plus personne en Europe"

- Quel avenir pour les Juifs dans l'Europe du XXIe siècle  

mercredi 16 mai 2018

Lutte contre le terrorisme en France: le Shin Beth cité en exemple


Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, d'économistes, de professeurs d'université et de chefs d'entreprise:
"L'attentat commis à Paris, le 12 mai, rappelle la transformation profonde de la question terroriste en France. D'une part, notre pays est désormais l'un des plus frappés par les actes terroristes en dehors des zones de guerre, nous mettant de facto au premier rang de la coalition occidentale contre l'islam radical. D'autre part, après le démantèlement des filières organisées par Daech au lendemain des attentats de 2015, qui disposait de moyens financiers et d'artificiers pour fabriquer des bombes, le terrorisme s'est transformé avec la multiplication d'actes de basse intensité, commis par des personnes radicalisées à partir de moyens rudimentaires.

En réalité, ces actions concernent désormais l'ensemble des pays européens car, tour à tour, Londres, Barcelone et plusieurs villes allemandes ont été touchées par des actions similaires. D'une certaine manière, le terrorisme qui touche l'Europe est désormais proche de celui commis, pendant de longues années, en Israël avant que l'édification du mur et les actions en profondeur du service de renseignement intérieure, le Shin Beth, neutralisent totalement le terrorisme palestinien." [...]

Par ailleurs, il convient de réfléchir à la mise en place d'une détention administrative préalable à la procédure judiciaire, sur le modèle de la législation israélienne qui a fait ses preuves, par exemple avec l'élaboration de fichés S «terroristes dangereux». Le droit pénal ne peut plus être seulement un droit répressif, mais il doit aussi être un droit protecteur pour les citoyens."
Lire l'article complet («Le gouvernement n'a pas pris la mesure d'un conflit de longue durée contre l'islamisme radical») @ Figaro Vox

mardi 15 mai 2018

Professeur belge (ULB): "Le parasite israélien s’est installé dans le corps palestinien"


Eric David est professeur émérite de droit international et Président du Centre de droit international à l'Université Libre de Bruxelles.  Il est connu pour son hostilité extrême envers Israël qu'il partage avec bien d'autres à l'ULB.  Il est très respecté en Belgique francophone et ses propos ne feront l'objet d'aucune polémique.  Voici ce qu'il explique à une revue dirigée par un enseignant belge francophone, Pierre Piccinin qui s'était plaint de la mafia sioniste: "Attaqué, une fois de plus, lâchement, par la mafia sioniste, je n'ai pas peur. Et un jour la peur changera de camp et ce sont eux qui en auront à rendre des comptes".

Professeur Eric David:
"L’histoire de la Palestine ressemble au phénomène parasitaire dans lequel un individu colonise un animal ou une plante et s’en nourrit à ses dépens. Dans le cas de la Palestine, le phénomène commence avec la 1e Guerre mondiale et ce qu’on a appelé les accords Sykes-Picot, deux diplomates qui, au nom, respectivement, du R.-U. et de la France, se sont partagé leurs zones d’influence au Proche-Orient sur les dépouilles de l’Empire ottoman qui était alors l’allié de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie. L’accord avait été signé, en réalité, le 16 mai 1916, par Paul Cambon, ambassadeur de France à Londres, et Sir Edward Grey, secrétaire d’État au Foreign Office. C’est dans ce contexte que se situe la 1e étape du parasitisme de la Palestine: la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 par laquelle Lord Balfour écrit à Lord Rothschild, agissant pour le Comité politique de l’organisation sioniste : (...)

La 5e étape de l’entreprise parasitaire est la construction par Israël à partir de 2002 d’un mur qui sépare la Cisjordanie d’Israël mais qui, par son tracé, englobe des parcelles de territoire palestinien, empêche les Palestiniens de circuler dans leur propre territoire, les prive de terrains et entrave leur accès aux champs, aux services de santé, aux écoles, à l’eau, une situation condamnée quasi unanimement par la CIJ dans son avis consultatif du 9 juillet 2004 (CIJ, loc. cit., § 163).

La 6e étape de l’entreprise parasitaire – qui est moins une « étape » qu’une conséquence de la pathologie de la parasitose israélienne – réside dans les opérations armées menées par Israël contre la Bande de Gaza, notamment les opérations « Plomb durci » en 2008-2009 et « Bordure protectrice » en 2014, opérations répondant aux tirs de roquettes en provenance de Gaza et totalement disproportionnées car elles ont tué et blessé des centaines de civils palestiniens." (...)

Le parasite israélien s’est donc installé dans le corps palestinien et il en fait partie au même titre que les millions de levures, parasites et bactéries qui occupent le corps humain!"
Lire l'article complet d'Eric David @ Le Courrier du Maghreb et de l'Orient



lundi 14 mai 2018

Isaiah Berlin: "Les Israéliens n'ont pas de problème existentiel" (1948-2018)




Isaiah Berlin (1909-1997) était un philosophe politique et historien des idées sociales et politiques en Occident. Ramin Jahanbegloo est un philosophe politique iranien et un professeur d'université.

"Pensez-vous que la fondation de l'État d'Israël a résolu le problème juif?

Pour les Juifs pris en tant qu'individus, non. Pas le problème personnel mais le problème politique, oui. Les Israéliens n'ont pas de problème existentiel. Il existe à coup sûr d'autres problèmes auxquels ils sont confrontés, et des problèmes sérieux, mais ils se sentent tout à fait bien dans leur peau. C'est cela que je veux dire. Ils ont payé le prix, mais le résultat semble en valoir la peine. Même les Juifs américains qui ont soutenu Israël se sentent moins étrangers aux Etats-Unis que dans les années trente.

De la même manière que les Grecs ont la Grèce, les Allemands l'Allemagne, les Juifs ont une patrie en Palestine, à Jérusalem. Sur un plan psychologique, c'est une patrie de substitution. Les Juifs d'origine polonaise ne sentent pas leurs racines en Pologne. Si les Juifs ne possèdent pas de racines géographiques réelles, en imaginer d'autres les a rendus heureux, grâce à un prodigieux acte de restitution psychologique: le fait d'être décolonisé."
En toutes libertés, Entretiens avec Ramin Jahanbegloo, Editions du Félin, (p. 111), 1990

Voir également:
Alexandre Kojève, penseur hégélien: "Les Juifs ont l'histoire la plus intéressante de tous les peuples"